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L’Estaca à l’heure des mobilités décarbonées

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Olivier Rollot
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Mais comment construire un véhicule décarboné ? La réponse vient de l’Estaca qui ouvre un mastère spécialisé Mobilités décarbonées et nouvelle énergies à la rentrée 2023. « Les étudiants nous parlent beaucoup de la nécessité de se former à la mobilité décarbonée. Nous testons leur intérêt réel sur le sujet avec ce diplôme », explique Jean-Michel Durepaire, son directeur général, qui présente un nouveau plan stratégique « dans un monde qui vit de multiples crises, énergétique, sanitaire, géopolitique ». Un développement qu’il conçoit en s’associant avec d’autre écoles - l’Estaca est déjà membre fondateur du groupe Isae - tout en développant un quatrième campus après Paris-Saclay, Laval et Bordeaux. L’Estaca est déjà certifiée qualité ISO 9001 et entend également obtenir le label DD&RS.« L’Estaca sera toujours une école des transports mais décarbonés ! » insiste-t-il.

De nouveaux campus. 

L’Estaca s’est implantée en 2022 à Bordeaux avec l’ouverture de la troisième année spécialisée aéronautique avec 65 élèves et la volonté de recruter en postbac. Implantation réussie selon le directeur -« Nous voulions attendre la construction de notre nouveau bâtiment mais cela prend trop de temps. Nous ouvrirons dans un bâtiment provisoire pour répondre à la demande des familles » - qui dit « recevoir des demandes de nombreuses villes pour y implanter l’école. Mais nous n’ouvrirons notre quatrième campus qu’après avoir sécurisé nos campus existants ».
Les étudiants vont bénéficier de de plus en plus de résidences étudiantes avec trois nouvelles résidences universitaires en construction à Laval. Sur chaque campus un espace de 1000 m2 est à leur disposition.

Une nouvelle pédagogie. 

La pédagogie va évoluer avec la « création d’un référentiel de compétences qui va déboucher sur un référentiel de formation », souligne Philippe Guibert, le directeur des formations de l’école, qui entend « produire une véritable transformation de la formation d’ingénieur ». Elle passe notamment par la création de trois nouveaux départements : sciences de l’ingénieur, mobilités, et ingénierie durable et responsable. « Nos étudiants doivent avoir des compétences dans les transitions mais aussi numériques. Ils doivent pouvoir mesurer leur propre empreinte carbone. Nous voulons qu’ils acquièrent des compétences transversales », précise Philippe Guibert. 
Le développement de l’apprentissage est également au programme avec la création de nouveaux programmes après un premier diplôme créé en 2022. « Nous développerons des diplômes avec des problématiques très ciblées tout en donnant la chance à un autre public, au-delà des bacheliers de haut de vol que nous recrutons aujourd’hui », se projette Philippe Guibert Trois filières d’ingénieur en apprentissage seront donc créées à l’horizon 2030.

Trois grandes étapes 

vont maintenant rythmer la mise en œuvre concrète de ce plan stratégique. La première phase 2022-2024 « permettra d’accélérer la transformation en se concentrant sur les priorités opérationnelles », avant l’audit périodique CTI/HCERES prévu en 2024. La deuxième phase 2025-2026 viendra « consolider le développement de l’ESTACA pour le déploiement de nouveaux programmes en 2026 ». Enfin, la dernière phase 2027-2030 permettra de « projeter l’école à plus long terme ».
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